Question du 10/03/09

Mme Conchita Lacuey appelle l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur la baisse des subventions de 42 % allouées au planning familial souhaitée par le Gouvernement. Pour exercer leurs missions, les plannings familiaux sont conventionnés par l'État. Ainsi chaque association départementale reçoit un financement pour ses permanences, sur une ligne budgétaire "famille" de la direction générale des affaires sociales. Ce sont ces financements qui leur permettent d'assurer de nombreuses missions d'intérêt général et de prévention de la santé publique. Depuis 1967, les plannings familiaux assurent un rôle d'éducation à la sexualité, mais aussi de conseils conjugaux, dans la mesure où les antennes départementales accueillent de nombreuses femmes victimes de violences conjugales ou de discriminations. Ceux-ci demeurent également d'une importance majeure au regard de l'augmentation des mutilations sexuelles qui menacent des milliers de fillettes, et que le taux d'IVG reste constant en France, et que les jeunes filles de milieux défavorisés doivent bénéficier d'une information spécifique sur la contraception afin de prévenir les grossesses précoces. Cette décision aurait donc pour conséquence un véritable recul du travail accompli pendant plus de cinquante ans en faveur de l'éducation sexuelle, car si elle est maintenue elle entraînera la fermeture du tiers des centres du planning familial sur tout le territoire. Aussi, elle lui demande les mesures qu'il envisage de prendre pour revoir à la hausse les subventions indispensables au maintien et à la pérennité du planning familial au service de la population.

 

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